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 Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"

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Zelos Wilder
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MessageSujet: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Ven 28 Déc - 10:18

Il faut croire que, pour ce genre d’événement, le beau temps n’est jamais au rendez-vous. Attendant sous le porche de l’entrée de l’église, Zélos, appuyé contre une colonne, arborait le costume noir. Ses longs cheveux flamboyants étaient tressés et ramenés sur son épaule gauche. Il scrutait la pierre familiale dans la paume de sa main, seul héritage valable que lui aura légué son défunt paternel.

Petit à petit, sous la pluie incessante, des membres de la famille Wilder se succédaient et pénétraient dans le saint lieu afin de se recueillir auprès du patriarche. Il y en avait beaucoup que Zélos ne connaissait pas ou seulement de vue lors de réunions de famille.

La grande majorité venaient lui présenter leurs “sincères condoléances” mais le jeune noble savait parfaitement qu’il ne s’agissait que d’une simple formule de politesse. Il voyait bien que, derrière toutes ces manières plus flatteuses les unes que les autres, la seule chose qu’ils désiraient tous était l’héritage d’Alessandro Wilder. Son empire industriel, sa fortune, son manoir, ce petit rubis couleur sang...
Et le rouquin en était certain : sa propre vie, ainsi que celle de sa jeune soeur, serait en danger. Car étant les seuls héritiers direct, ils constituent un obstacle pour les autres membres de la famille. Et ces gens-là sont non seulement prêts à tout pour de l’argent, mais ils ont également les moyens de les faire taire, à jamais...

D’ailleurs, en parlant de sa soeur, Zélos remarqua que Loreleil n’était pas venue -ou du moins il n’arrivait pas à la distinguer dans cette foule dont tous, sans exception, avaient des cheveux d’un roux pétant. Lassé des comérages mondains masqués dans de vaines paroles réconfortantes, le Don Juan se dirigea vers le cercueil pour espérer avoir la paix un petit moment.
Il était là, allongé silencieusement comme s’il était épris d’un long sommeil paisible. Vêtu d’une riche tenue en soie et satin pourpre brodée d’or, même inerte il imposait le respect tel que le devait le patriarche de la grande famille Wilder. Ses deux mains posées l’une sur l’autre au niveau de son ventre et les yeux fermés, il n’était désormais plus une menace pour le jeune noble. Il le regarda, l’air sévère, se remémorant le peu d’affection qu’il avait éprouvé à son égard, affection qui était malheureusement réciproque.

- Tu n’as eu que ce que tu méritais, “père”, murmura le noble avant de lui jeter sa rose rouge qu’il portait à la boutonnière.

Au même moment, un autre jeune homme aux cheveux de feu s’avança près du cercueil, à côté de lui. Ses yeux aussi étaient emplis de haine envers l’homme couché dans le lit de mort. Une jeune femme, lui ressemblant étrangement et arborant également une chevelure rousse, vint à ses côtés et lui tint le bras, comme pour le calmer.

- C’est la première fois que je vous vois, tous les deux, s’intrigua Zélos. Comment vous vous appelez ?

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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Ven 28 Déc - 11:52

Elle était restait longuement au manoir, contemplant la pluie diluvienne qui s’abattait sur la ville en l’honneur de son défunt paternelle. Les domestiques terminé les préparatifs de la grande salle de réception qui allait accueillir la famille Wilder au grand complet après la cérémonie. Elle serrait précieusement contre elle la boite d’or orné de rubis qui renfermait le cœur de l’homme qui fut pendant longtemps le plus important de sa vie. Elle le lui avait arraché, comme il s’était joué du sien pendant toutes ces années.

Ses doigts délicats caressèrent doucement les ornements du coffret quand une vois interpella la jeune orpheline.

-Mademoiselle, la cérémonie va bientôt commencer, nous avons avancé la voiture pour vous y conduire.

Loreleil posa ses grands yeux azures, rassurant aussitôt la servante craintive de cette couleur profonde qui indiquait son humeur mutique et fragile.

-Je vous remercie. Dit-elle de sa voix douce.

Elle se leva et arrangea ses longs cheveux vermillon en se contemplant dans le miroir. Ils semblaient plus vifs encore qu’elle était vêtue d’une somptueuse robe noire, sans la moindre trace d’un quelconque autre couleur. Elle enfila des gants eux même noir et déposa sa précieuse boite de pandore dans un tiroir de sa chambre avant de s’équipé d’un parapluie et de sortir affronter la pluie.

Elle ne pouvait détacher son regard du déluge extérieur durant tout le trajet et resta comme paralysé lorsqu’elle arriva devant l’église devant laquelle s’était agglutiné des dizaines d’individu aux cheveux roux. De tous, elle était sans doute celle qui avait les cheveux qui se rapprochait le plus du vermillon avec un tel éclat. Cette couleur rehaussé son teint clair et son visage de poupée de porcelaine. Après un instant d’hésitation, elle sortit de la voiture et ouvrit son parapluie. Elle reconnut là quelques-uns de ses oncles et cousins qu’elle salua avec toute la classe et la délicatesse qu’incombait son rang et l’éducation qu’on lui avait inculqué.

Elle chercha longuement un signe réconfortant dans cette masse de cheveux rouges. Où qu’elle soit, elle Le cherchait toujours. Il passait régulièrement la voir, toujours aussi énigmatique et chacune de ses visites ne faisait que renforcé son amour pour lui … Shin. Mais elle ne l’aperçu pas. Il aurait été pourtant facile à repérer malgré ses cheveux rouges, car il aurait sans nul doute était le seule habillé en rouge … Toujours.

Elle pénétra dans l’église le cœur lourd, apercevant aussitôt son frère près du cercueil en compagnie de deux individus qu’elle ne connaissait pas. Sans doute des cousins éloignés qu’elle n’avait jamais vu, ou alors trop jeune pour s’en souvenir.
Elle parcourut l’église de son pas léger et droit jusqu’au cercueil, d’où s’était légèrement éloigné son frère et ses interlocuteur. Elle les ignora et contempla son patriarche, sommeillant paisiblement dans son dernier berceau.
La mise en bière fut exécutée par un véritable artiste, personne ne pourrait soupçonner qu’un trou béant ne se cache sous ce costume digne de sa prestance. Elle le contempla longuement et ne fut pas surprise de toujours le trouvait beau. C’était un Wilder, le charme, la classe, la beauté, la perfection incarné.

-Pourquoi … ne m’as-tu jamais aimé, père ? Murmura-t-elle doucement.

Elle caressa la joue froide et rigide du défunt, sentant la mort à travers ses gants de soie noire. Elle aurait voulu l’embrasser une dernière fois, mais ce n’était pas le lieu ni le moment. Elle tourna les talons et échangea un regard triste d’une profondeur intense avec le jeune homme qui s’entretenait avec son frère. Elle passa ensuite un regard bref sur la demoiselle qui l’accompagnait, puis sur son frère et esquissa un simple signe de tête avant d’aller s’assoir sur le banc aux premiers rangs, réservé à la famille proche.
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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Sam 29 Déc - 14:51

Pendant les deux jours qui précédaient l'enterrement une pluie battante c'était abattue sur Balamb...juste au moment ou un simple rayon de soleil aurait pu aider les jumeaux Wilder reniés d'aller mieux...

Le jours J arriva très vite...trop vite au gout de Shura.

Mais le problème principal qu'elle avait oublié était : que diable allait-elle mettre ? Non pas qu'elle soit du genre a s'y préoccuper intensément mais sa garde robe habituelle...risquerait fortement de lui attirer de gros ennuis et surtout l'attention de toute l'assemblée. Et si il y avait bien une chose qu'elle ne voulait pas, c'était qu'on les remarque, Luke et elle.

Mais en frère parfait il avait déposé une housse sur le dossier de sa chaise, la veille. Elle l'ouvrit et découvrit à l'intérieur une petite robe très simple et qui, porté avec la veste assortie cacherait son décolleté. De plus la longueur était parfaite, ni trop provoquante, ni trop longue pour éviter de ressembler a une vieille none.

Spoiler:
 
(un poil plus long...)

Elle s'habilla, enfila sa veste, fit un chignon de ces cheveux flamboyant et mit autour de son coup une écharpe pour dissimuler sa poitrine, et donc ces marques. Enfilant pour finir des escarpins toujours noirs. avec une petite rose rouge sur les côtés elle fût prête.
Lorsqu'elle découvrit son frère apprêté, elle en fut...bouleversée? C'était un beau jeune homme...et cela lui faisait bizarre de le voir...adulte tout simplement. Et voilà qu'elle avait la cafard maintenant....génial.

Le taxi s'arrêta à l'abris des regards, au coin de la rue. Ils était tous bourrés de fric et un taxi ferait vraiment pas discret parmi les énormes berlines noires...

- Prêt ? Elle ne l'était pas mais ce n'était pas le moment de le montrer. Pour soutenir son frère elle fit mine d'être déterminée et sortit du taxi en lui prenant le bras.

- Je propose de ne pas nous attarder dans la foule...Dit-il en scrutant toutes ces personnes aux cheveux...si reconnaissable.

- Excellente idée...

Ils tracèrent discrètement vers l'imposant cerceuil de bois hors de prix...elle ne comprendrait jamais pourquoi les gens choisissaient ces bois de ce genre...ils étaient mort de toute manière ! Toujours ce besoin de montrer qu'on est au dessus hein...? Un puissant sentiment de dégoût l'envahis.
Un jeune homme sembla les avoir devancés et se trouvait déjà auprès du patriarche. Ils eurent un mouvement d'arrêt simultanés, mais après un regard ils se comprirent et reprirent leur marche. Seul le bruit des talons de Shura résonna dans l'imposant bâtiment. Elle se remit vite sur le tapis.

Arrivés près du corps, Shura faillit vomir. Non pas parce qu'il était mutilé ou quoique se soit d'autre mais....elle le haïssait d'une telle force...
La demoiselle voulut s'écarter du cercueil mais luke lui prit la main. Ce contact la ramena sur terre et lorsqu'elle vit la mine de Luke, elle se ressaisit. Il avait besoin d'elle.

Un instant, elle cru même qu'il se jeta sur le mort afin de lui arracher les yeux...mais il n'en fit rien, et la prise de la jeune femme se déserra un tout petit peu.

L'inconnu leur adressa alors la parole.

- C’est la première fois que je vous vois, tous les deux. Comment vous vous appelez ?

Grosse. Grosse. GROSSE panique de la part de Shura qui se tourna désespérément vers son frère. PUTAIN !!! Elle avait répété cette scène des dizaine et des dizaine de fois devant son miroir, mais elle fut déstabilisée et ne savait si il était judicieux de répondre.

Heureusement, Luke était là...

Il prit les choses en mains et une discussion... qui le mettait dans un malaise profond se développa.
Une femme aux cheveux de Feu entra à son tour et se dirigea vers le cercueil sans hésitations. Shura garda les yeux rivés sur elle et fut dégoûtée du geste qu'elle venait de faire...caresser...la joue...ce cet homme...
Comment pouvait-on lui adresser la moindre compassion ou le moindre sentiments positif !? Il avait fait tant de mal autour de lui...
La demoiselle se retourna alors et regarda Luke avec un air profondément triste, puis Shura très brièvement et enfin fit un signe de tête a l'homme avec qui Luke discutait...
La rousse toujours agrippée à son jumeau ne cessait de se tortiller et elle finit par craquer..elle était bien trop près du corps et osait à peine respirer. Elle se précipita brusquement hors de l'église et se fraya un chemin en bousculant les gens agglutinés devant les porte. Elle courra dans le cimetière et inspira enfin une énorme bouffée d'air frais en pliant les jambes et s'adossant au bâtiment de pierre.

Le froid soudain lui fit un bien fou.

- Allez, on se calme, on se calme...

Elle retint le flot de sentiments en elle et ne pleura pas. Après quelques minutes elle se releva et avec la masse noire et rousse, Shura se faufila au premier rang. Son frère la regarda avec inquiétude mais elle lui fit un sourire jaune pour le rassurer. Elle prit place, ainsi que les derniers arrivés.
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Luke Wilder
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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Lun 31 Déc - 8:24

Il était finalement venu, le jour de l'enterrement du patriarche Wilder, et Luke commençait doucement à ressentir une haine maladive envers cet homme. Il ne montra rien, préférant avant tout préserver sa sœur jumelle de sa mauvaise humeur. Cette dernière était restée bien silencieuse depuis le petit matin, une mine tristounette que le jeune roux détestait sans pour autant avoir la force de faire quoi que ce soit; la jeune demoiselle trouva la robe que son frère lui avait déposé et ils se vêtirent rapidement. Shura était superbe et la voir ainsi toucha Luke au plus profond de lui. Il la congratula rapidement, et ils ne perdirent pas plus de temps... le véhicule qui était censé les mener au cimetière était déjà là. Ce n'était qu'un vulgaire petit taxi de quartier qui s'arrêta à quelques mètres, à l'abri des regards des membres de cette famille fortunée. Luke ne bougea pas, et se fut Shura qui s'empressa de le prendre par le bras et de l'aider à sortir de la voiture.

Avant même d'entrer en contact avec "la famille" le jeune roux émit une condition que sa jumelle s'empressa d'accepter.

- Je propose de ne pas nous attarder dans la foule.

Ceci fait, les deux jeunes illégitimes de la famille Wilder marchèrent sans sourciller vers l'imposant cercueil qui accueillait la dépouille du père mais ils firent une halte en remarquant qu'un autre jeune homme à la chevelure rousse s'était déjà placé devant la tombe d'Alessandro Wilder. Shura et Luke se jetèrent un regard entendu et reprirent leurs avancée, en silence, le seul bruit des talons de sa jumelle raisonnait dans l'imposante église; et finalement, ils y étaient arrivés... Il sentit la présence de sa jolie sœur s'éloigner et il s'empressa de lui attraper la main, comme un enfant perdu... il avait besoin d'elle sans pour autant oser lui avouer directement. Sa haine envers cet homme était gigantesque et son regard trahissait son envie de planter sa lame dans le corps déjà meurtri du vieil homme mais cela impliquerait d’énormes ennuis, et ils n'avaient pas besoin de ça.

Le jeune homme qui était près d'eux brisa le silence d'une voie faible.

"C’est la première fois que je vous vois, tous les deux. Comment vous vous appelez ?"

Shura se tourna instantanément vers son jumeau, cherchant désespérément son regard; pourtant celui-ci fixait avec toujours autant de haine la dépouille de son "père"... pourtant, devant la peine de sa sœur bien aimée, il parvint tout de même à prendre les choses en mains. Le trio s'éloigna de quelques mètres et Luke daigna enfin répondre.

- Elle s'appelle Shura et je suis Luke, nous somme des "enfants" de cet homme.

Ces paroles avaient étaient prononcés avec un dégout certain et l'ambiance était pesante. Elle s'accentua encore alors qu'une demoiselle entra d'un pas fin et harmonieux pour prendre place devant le cercueil avant de caresser la joue de l'être qui y avait pris place en lâchant quelques mots inaudibles. Elle fixa Luke d'un air triste, puis Shura de manière plus brève et enfin, fit un signe de tête à l'interlocuteur du fils illégitime de la famille.

Luke resta froid et reporta son attention sur son vis-à-vis. Il sentait sa sœur allait de moins en moins bien et il n'eut pas le temps de la réconforter qu'elle craqua, s'échappant de l'emprise pourtant rassurante de son frère pour se ruer hors de la maison de dieu. Luke la suivit du regard, et entreprit de la laisser se calmer quelques instants, seule. Il comprenait parfaitement sa réaction et ne pouvait lui en tenir rigueur si bien qu'après un silence certain, il prit la parole d'un ton toujours aussi froid.

- Et toi... je suppose que tu est Zelos, je me trompe?

Une discussion débuta entre les deux jeunes hommes et Luke commençait à se faire du souci; il n'avait pas de nouvelles de Shura. Il fixa la foule entre deux propos et parvint à remarquer sa petite bouille, au premier rang, assise; elle laissa un sourire s'échapper et, bien que celui-ci soit ridicule comparé à ceux que la jeune femme avait l'habitude d'arborer, Luke s'en contenta et fut rassuré. Abandonnant sa discussion avec Zelos, il rejoignit sa jumelle et s'installa auprès d'elle, s'inquiétant immédiatement de son état.

- Sa va aller?

L'héritier Wilder s'installa silencieusement auprès d'eux, ainsi que la demoiselle à la longue chevelure ardente. La messe allait débuter et déjà, des pleures pouvaient être audible. Luke posa une main sur la jambe de sa jumelle, ils allaient devoir se soutenir...

Des prières furent dites et plusieurs personnes se succédèrent auprès de la tombe pour dire quelques mots à l'intention du mort...

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Zelos Wilder
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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Lun 31 Déc - 11:05

Sa question semblait avoir perturbé la demoiselle, tandis que le jeune homme fixait haineusement la dépouille d’Alessandro Wilder. Ils se reprirent un instant et Zélos les invita à s’éloigner du cercueil, loin des regards -et oreilles- indiscrets.

- Elle s’appelle Shura, et je suis Luke. Nous sommes des “enfants” de cet homme.

Le dégoût exprimé par le mot “enfant” était fortement audible. Mais cela n’étonna guère le jeune noble qu’ils soient demi-frères et soeurs, le patriarche Wilder étant tellement volage... Zélos comprenait parfaitement leurs haine. Lui, au moins, a pu vivre aisément, dans un manoir, avec de la bonne nourriture, des soins et de l’argent à n’en plus savoir quoi faire. Eux deux ont du avoir la vie très difficile, sans doute à voler et travailler d’arrache pied pour avoir de quoi survivre dans les bas quartiers (car, n’ayant pas eu vent de leur existance, il était fort probable que le “père” a du les rejeter, sans aucune aide possible venant de a part...).
Une autre jeune femme vint alors se recueillir auprès du cercueil. Ses longs cheveux vermillon flottait derrière elle comme un étendard et ses yeux d’un bleu saphir rehaussaient son teint de poupée de porcelaine.

* Loreleil... ? Finalement tu es venue.*

Une peine indiscutable serra le coeur du jeune noble. Après tout, il avait tué son père, mais c’était également celui de sa jeune soeur. Et la dernière fois qu’elle l’avait vu, elle le menaçait de tuer toutes les personnes auxquelles il tenait... S’était-elle calmée ? Il n’en sait rien, mais il tâcherait de se faire pardonner.
Elle leur adressa un salut de la tête et partit s’assoir au premier rang -destiné aux membres proches du défunt.

Shura, ne semblant pas supporter “l’ambiance” qui régnait dans ce lieu, sortit à toute hâte de l’église, laissant son frère seul avec le rouquin. Un silence s’installa, le Don Juan préoccupé par la venue de sa soeur. Son interlocuteur brisa la glace :

- Et toi... Je suppose que tu es Zélos, je me trompe ?
- Hum ? Ouais, c’est bien ça... Et euh, vous faites quoi sinon ? Vous allez à la BGU, ta soeur et toi ?


La conversation était assez branlante, mais cela permettait au jeune noble de faire un peu plus ample connaissance avec son demi-frère. Car il avait une petite idée en tête pour “réparer” les dégâts de son paternel...
A un moment de la conversation, une des tantes du Don Juan -qu’il appréciait pour son extravagance- vint le trouver. Contrairement à tous les membres de la famille réunis, elle portait une tenue rouge. Luke profita de cette coupure pour se diriger vers le premier rang.
La “tata” faisait part au jeune homme que s’il avait besoin d’aide, pour quoi que ce soit, qu’il n’hésiterait pas à l’en informer.
- Ma chère tante, je crois que ton aide sera très bientôt la bienvenue.

Et, délaissant la rousse, interrogative, il alla rejoindre Loreleil sur le banc. Silencieuse, elle semblait l’ignorer. Et alors que tous les autres membres de la famille Wilder s’asseyaient et que la cérémonie commençait, Zélos se rapprocha de la demoiselle et lui murmura à l’oreille :

- Tu dois forcément encore m’en vouloir pour ce que j’ai fait à “Père”, mais sache que j’ai fait cela pour notre bien, pour ton bien. Il se servait de moi pour ses projets de pouvoir et de richesse, et tu étais la prochaine sur la liste. Je suis sûr que si tu aurais refusé, il n’aurait pas hésité une seule seconde pour nous tuer.

Loreleil était toujours silencieuse, les yeux rivés sur le prêtre qui orchestrait la cérémonie.

- Il ne nous a jamais aimé. Tout ce qui lui importait, c’est le pouvoir et l’argent. Nous, nous étions là seulement pour perpétuer sa lignée, ses idéaux, ses désirs. Nous sommes ici car il avait besoin d’héritiers, c’est tout.

Elle ferma les yeux, comme pour tenter de se calmer et de s’enfermer dans sa bulle, où l’image qu’elle avait de son père était celle d’un homme aimant, droit et juste.

- J’espère que tu te rendra vite compte de ses méfaits, que tu ouvriras enfin les yeux sur ce monstre qu’était notre père... Et que tu me pardonnera de l’avoir tué.

Ceci dit, il se tût jusqu’à la fin de la cérémonie. Plusieurs personnes virent adresser leurs dernières prières au mort puis les porteurs fermèrent le cercueil et le portèrent à l’extérieur. Zélos et Loreleil suivirent, puis les oncles et tantes, les cousins et cousines et ainsi de suite. Zélos n’avait pas fait attention si Shura et Luke faisaient également partis de la marche funèbre.
Ils marchèrent un long moment en silence. Seuls quelques sanglots -dont beaucoup étaient simulés ou trop exagérés- venaient perturber le calme mortuaire. La marche arriva devant la tombe -à la limite du royal tellement elle était riche et imposante. Les porteurs glissèrent alors le cercueil dans le trou béant qui avait été creusé à cet effet. Loreleil s’avança en première, prononça quelques mots et jeta une rose rouge.
Zélos s’avança à son tour. Il regarda la boîte en bois avec un air froid et hautain. Il s’agenouilla près du trou.

- Telle est ta vraie place, Alessadro. Pour toutes les personnes que tu as délaissé, pour toutes celles qui sont mortes par ta faute, pour tous les problèmes que tu as causé et que ta mort va provoquer, je te dis adieu à jamais et bon débarras.

Il jeta une poignée de boue, qui recouvrit la rose de sa soeur, puis tourna les talons et marcha droit devant lui, le visage inflexible, les mains dans les poches.
La journée était loin d’être terminée : il y avait encore la réception après l’enterrement au manoir...

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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Mar 1 Jan - 14:51

Loreleil restait aussi immobile qu’une statue. Le regard fixe sur le cercueil luxueux, elle ne cillait même pas. Elle avait l’impression d’être dans un rêve, d’être loin d’ici et que seul restait sa coquille vide. Elle ne savait pas pourquoi elle était comme ça. Etait-elle triste de la mort de son père, de ne pas avoir réussi à se faire aimer de lui, de ne pas avoir eu le temps … Ou simplement triste qu’il ne l’ait jamais aimé ? Peut-être était-ce un peu de tout cela réunit. Mais à présent, elle avait son cœur. Elle avait dû attendre qu’il meure pour l’avoir, mais elle l’avait eu. Puisqu’il ne lui avait jamais accordé de son vivant, il était normal qu’il lui revienne de droit à sa mort. C’était le seul héritage qu’elle souhaitait vraiment de lui.

Son frère vin s’asseoir près d’elle alors que les deux intrus prenaient eux aussi place sur le banc réservé à la famille proche. Une partit d’elle, la Loreleil fougueuse aux yeux dorés, s’en indigna profondément. Mais la délicate et gracile rousse aux yeux azure ne s’en soucia guère. Son frère vint bientôt prendre place à ses côtés alors que la cérémonie commençait. Durant celle-ci, Loreleil resta parfaitement de marbre. Inexpressive, ne laissant à aucun moment ses émotions, quelles qu’elles soient, la submerge, telle la lady qu’elle était.
Même lorsque son frère se pencha sur elle pour lui souffler quelque mots, elle resta silencieuse et statique.

- Tu dois forcément encore m’en vouloir pour ce que j’ai fait à “Père”, mais sache que j’ai fait cela pour notre bien, pour ton bien. Il se servait de moi pour ses projets de pouvoir et de richesse, et tu étais la prochaine sur la liste. Je suis sûr que si tu avais refusé, il n’aurait pas hésité une seule seconde pour nous tuer.
« Mais jamais je n’aurais refusé … Tu n’estimes pas la chance que tu as eus de pouvoir le servir, d’attirer de l’intérêt à son égard … Que n’aurais-je pas donné pour me rendre utile auprès de lui, pour qu’il me regarde enfin, pour qu’il soit fière de moi. »

Rien sur son visage ou son comportement ne laisser deviner ses pensées. Elle semblait presque absente, ne sillait pas, ne semblait presque pas respirer.

- Il ne nous a jamais aimé. Tout ce qui lui importait, c’est le pouvoir et l’argent. Nous, nous étions là seulement pour perpétuer sa lignée, ses idéaux, ses désirs. Nous sommes ici car il avait besoin d’héritiers, c’est tout.
« Pourquoi … pourquoi ne m’a-t-il jamais aimé ? J’ai tout fait, pourtant … Mais il ne voulait pas me voire …Pourquoi ? Maman nous a abandonné à cause de toi, et tu m’as arraché mon père. Tu prétends faire ça pour moi, mais c’est toi la cause de tous mes maux. Tu ne m’aimes pas. Pourquoi … »

Elle laissa enfin ses longs cils sombres s’abattre sur ses prunelles d’un azur profond et même ce simple geste sembla être exécuter avec la grâce d’un ange.

« Père … »

Elle l’imaginait comme elle se l’était toujours figuré. Cet homme grand et svelte aux épaules larges. Ses yeux de feu, coupé court et impeccablement coiffé. La grâce et le charme que dégageait son visage clair et sa voix grave. Il n’avait qu’à esquisser un geste pour que toutes les femmes tombent à ses pieds. Oui, il était beau … Mais il n’était qu’une carcasse vide, pourri et desséché à l’intérieur.

- J’espère que tu te rendras vite compte de ses méfaits, que tu ouvriras enfin les yeux sur ce monstre qu’était notre père... Et que tu me pardonneras de l’avoir tué.
« Non, ça … jamais. Père était odieux, mais tu n’avais pas le droit de me le prendre ainsi. Je voulais lui laisser une chance … de m’aimer. »

Le voile de ses paupières s’ouvrir sur le cercueil de son défunt paternel. Elle sentait quelque chose dans sa tête en train de germer, de la grignoter pour abattre ses dernières remparts. Cette chose cherchait à émerger, à exploser et tout détruire. Cette chose méprisante et malsaine qui était tapi en elle. C’était l’héritage empoisonné des Wilder, le vide l’envahissait, elle était en train de pourrir elle aussi. Bientôt elle ne ressentirait plus rien …
Non, tant que son dieu sera, tant que Shin veillera sur elle, elle ressentira toujours quelque chose. Il est le seule à la comprendre et à lui faire sentir qu’elle est en vie et qu’elle n’est pas encore totalement vide. Il était le seule à l’aimer vraiment, aimer la Loreleil aux yeux de saphir, douce et fragile, ainsi que celle aux yeux d’or, sadique et violente.

La cérémonie s’acheva bientôt et la famille du défunt suivit le cortège en silence jusqu’au cimetière. Loreleil serrait un rose aussi rouge que le vermillon de ses cheveux en faisant face aux trou qui engloutissait la dépouille de son paternel.

-Te voici en ta dernière demeure. Puisses-tu enfin aimer là où tu es …

Elle jeta sa rose rouge et s’éloigna d’une démarche toujours aussi gracieuse. Elle restait toujours digne et croisa les mains devant elle en attendant que le reste de la famille présente ses derniers hommages au mort.
Elle remarqua alors enfin sa tante, seule à porter du rouge en ce jour sinistre. Elle était sans doute la seule à faire l’unanimité entre les deux enfants d’Allessandro, cette tante-là, ils l’aimaient. Elle était la seule à être honnête et naturelle, tout en gardant la classe d’une lady.

-Comment te sens-tu Loreleil ? Je l’ai déjà dit à ton frère, mais si tu as besoins de quoi que ce soit, n’hésite pas, je serais toujours là pour vous deux.

Bien plus qu’une simple tata attentionné, elle était aussi la marraine de Loreleil et était donc responsable d’elle à présent que son père s’en était allé.

-Je vais bien, ma tante, ne vous en faites pas. J’apprécie votre sollicitude.
La femme posa sa main sur l’épaule de sa nièce en lui adressant un regard sincèrement désolée.

-Il est temps maintenant, pour ton frère et toi de vous retrouver enfin.
-Je crois qu’il ne sera plus jamais temps pour cela.

Elle baissa doucement la tête pour lui faire comprendre qu’elle ne désirait pas continuer cette conversation pour le moment, ce qu’accepta courtoisement sa marraine. Elle s’en alla retrouver Zelos et les autres membres de la famille alors que Loreleil cherchait toujours la même personne du regard. Elle avait terriblement besoin de Lui …
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Luke Wilder
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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Ven 11 Jan - 10:18

La cérémonie d'enterrement du patriarche Wilder se déroula sans encombre; Shura et Luke était l'un auprès de l'autre et hormis le discours haineux de Zelos, héritier légitime de la fortune Wilder, tous pleuraient la mort de l'homme. Les deux jumeaux ne prirent pas la peine d'adresser un mot à l'intention du cadavre et suivirent la troupe alors que derrière eux, Loreleil, leurs demi-sœur, se recueillait silencieusement.
Comment diable pouvait-on avoir un quelconque sentiment positif à l'intention de cette pourriture qu'était Alessandro Wilder. Pourtant la jeune demoiselle à la chevelure ardente semblait réellement touchée et avec son silence planait une ambiance malsaine. Le roux s'approcha encore davantage de sa soeur.

- Tu ne dois surtout pas te rapprocher d'elle. Le ton de Luke était étrangement nerveux. Promet-le moi Shura.

Sur ce, une réception avait lieu au manoir de la famille Wilder et les deux jeunes gens suivirent leur demi-frère de quelques mètres. Une fois l'imposante bâtisse atteinte, les protes s'ouvrirent, dévoilant une quantité astronomique de dorure et de matériaux raffinés tel que le marbre etc... Au centre de la première pièce avait était dressé une table qui accueillerait les convives, dont certains avaient déjà pris place alors que les derniers rentrés seulement. Loreleil ferma la marche et les lourdes portes se refermèrent derrière eux.

- Je reviens toute de suite, je dois juste m'assurer de quelques chose avec ce Zelos.

Le jeune homme laissa sa sœur quelques secondes pour approcher de son hôte, déjà occupé à converser avec une vieille femme. Il s'en défit rapidement pour s'entretenir avec Luke.

- Dit moi, pourquoi haïssait tu autant ton père? il n'attendit pas la réponse et enchaina avec une seconde question. Et "elle"... il fit un signe de tête désignant Loreleil. ...elle est tout le temps bizarre comme ça?

Les deux rouquins papotèrent, l'un assez froid, l'autre plutôt enjoué, durant quelques minutes avant que l'illégitime enfant n'entreprenne de rejoindre sa sœur; cela faisait trop longtemps qu'il l'avait laissée seule et il connaissait son don pour s'attirer des ennuis. Shura était étrangement calme et il s'installa à sa gauche.

- Qu'est ce qu'il y a?

Une fois encore, le lien entre jumeau avait permis au jeune homme de comprendre qu'il y avait quelque chose d'anormal chez sa sœur.

- Excuse-moi Shura, mais elle ne m'inspire pas confiance.

Quoi qu'il en soit, il le savait, il n'avait pas à hausser le ton comme il l'avait fait tout à l'heure...

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Zelos Wilder
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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Ven 8 Fév - 12:16

Comme à l’accoutumé, lorsque les Wilder recevaient du monde –même leur propre famille- il fallait en mettre plein la vue. Ainsi la belle argenterie et la vaisselle de faïence étaient de mise, ainsi que les carafes de vin en cristal, les fontaines de rosé sur les tables, les tables en chêne verni impeccablement dressées de nappes blanches et les fauteuils de velours rouges. Une grande table avait été dressée au milieu de la salle de réception afin d’y accueillir les convives. Certains avaient déjà pris place, tandis que d’autres s’attardaient au bar ou encore bavardaient. Loreleil était la dernière à entrer au manoir.
Zélos, en bon « maître de maison », alla remercier personnellement tous les invités. Il passa plusieurs minutes avec une arrière-arrière grande cousine (qui devait facilement être dans la soixantaine) et qui ne voulait pas le lâcher. Alors qu’elle commençait à lui parler de ses mésaventures à la ville balnéaire Altamira –dans laquelle elle a passé ses précédentes vacances-, Luke vint le chercher. Il s’excusa poliment et s’éloigna un peu de la foule pour discuter tranquillement avec son demi-frère. Ce dernier était très direct :

- Pourquoi haïssais-tu autant ton père ?

Et il ne laissa pas le temps au Don Juan de répondre qu’il enchaîna avec une autre question.

- Et « elle », fit-il en désignant Loreleil d’un signe de tête, elle est constamment comme ça ? Aussi… bizarre ?

Le noble soupira. Deux questions assez sensibles.

- Sache qu’ici, peu de monde sait qui était réellement Alessandro. Ta sœur et toi en faites parti. Ce n’était qu’un homme infidèle, qui ne nous a jamais aimé comme un père aime normalement ses enfants. Tout ce qui l’intéressait, c’était le pouvoir, l’argent et les femmes. Il s’est servit de nous comme des pantins, et lorsque je m’en suis aperçu, il a tenté de me tuer…

Il esquissa un sourire maladroit avant de boire une gorgée de vin.

- Et pour ma sœur, peu importe qu’elle soit bizarre, étrange ou tout ce que tu veux. Elle reste ma sœur et je l’aime. Je la protègerais aussi longtemps que je vivrais.

Et, fixant l’autre rouquin dans les yeux :

- La prochaine fois, mesure tes paroles envers elle. Tu as beau avoir du sang Wilder qui coule en toi, cela ne m’empêchera pas de me battre contre toi s’il le faut…

Zélos vida son verre d’un trait, puis il passa son bras autour des épaules de son demi-frère.

- Et maintenant, allons faire connaissance avec la famille ! lança-t-il d’un ton enjoué, levant son verre.

Mais Luke se défit de son étreinte et prétexta aller rejoindre sa sœur. Le rouquin entreprit alors d’aller remplir son verre. Il discutait avec des oncles et cousins éloignés lorsque la conversation prit un tournant pour le moins… intéressant.

- Et puis il avait des idées farfelues. Regardez, il m’avait confié des informations sur son projet avec les sauvages là… Vous savez, qui vivent dans ce soi-disant village mystérieux dans la forêt… Ah ! Mizuho !
- Mizuho ?

Le vin faisait légèrement tourner la tête du jeune noble, mais il tenta de se concentrer pour savoir quel était ce fameux projet du patriarche concernant le village de Sheena.

- Oui, il voulait récupérer je ne sais pas quoi et l’utiliser pour « améliorer l’entreprise ». Mais j’ai vu clair dans son jeu, mon petit.
- Ah ?
- Bien sûr : il commençait déjà à devenir sénile. Désolé de parler de lui ainsi, tenta de se rattraper le vieil homme, mais il faut dire ce qu’il est.
- Ce n’est rien…

Pendant un instant, Zélos pensait que l’homme était au courant des plans de Feu le patriarche pour mettre la main sur les Rouleaux secrets de Mizuho. Heureusement qu’il ne croyait pas à ce genre d’histoire apparemment…
Et, se retournant pour quitter la conversation, il aperçu une silhouette familière, affublée d’un nœud rose dans le dos, ses cheveux noirs de jais ébouriffés à l’arrière, et cette tenue de ninja… Il la reconnaîtrait entre mille ! Le rouquin se précipita à l’extérieur du manoir, espérant la trouver, l’attendant devant la porte, lui mettant sans doute une ou deux baffes et en lui lançant des cartes pour l’immobiliser… Mais rien. Enfin si, il y avait un livreur qui arrivait pour déposer un colis.
Il s’agissait d’une petite boite très légère et étrangement froide. Une fois le livreur payé et la porte du manoir fermée, il ouvrit le colis. Le noble resta comme tétanisé devant le contenu du paquet, et sa tante, toute de rouge vêtue et curieuse comme il n’y en a pas deux, s’approcha pour jeter un œil à l’intérieur.
« Jeter un œil », ce fut le mot. Le colis contenait des globes oculaires. La femme poussa un cri de frayeur avant de s’évanouir. La foule commença à s’agglutiner autour de la dame. Zélos partit à l’écart où, du regard, il chercha sa sœur. Oui, il savait pertinemment qu’il s’agissait d’elle, après tout il n’avait pas oublié ses paroles le soir où il avait tué Alessandro.
La rousse croisa son regard, puis lui adressa un sourire sadique avant de lui tourner le dos. Tout ce que le jeune homme espérait, c’était que ces yeux n’appartenait pas à sa belle, ou à sa sœur…

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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Ven 8 Fév - 19:02

Depuis l'ensevelissement Shura se tint à l'écart. Même à l'égard de son frère. De toute façon il semblait commencer à discuter avec leur demi-frère...
Elle ne désirait pas plus que ça l'approcher, ni lui, ni sa soeur.
Traînant les pieds elle entra timidement dans le grand manoir, pour en ressortir aussitôt.
Trop de luxe, trop de formalités, trop de snob....
Trop....Ce mot s'avérait parfait pour décrire cette famille pensa la jeune rousse qui en faisait partie bien malgré elle.

La demoisele était addosée a un mur et regardait l'horizon d'un manière qui rendait apparant son désir de s'en aller. Cependant elle entra et se détachant de la foule s'éloigna dans le grand manoir...
Très vite elle se perdit dans le dédale de corridors plus vastes les uns que les autres.

- Vous n'avez rien à faire ici, étrangère. La voix qui résonna derrière elle se voulait d'une grande aggresivité. Fermant les points elle se retourna.
Un homme roux (ah bon ?!?! étonnant !) lui faisait face.

- Je regrette, je me suis perdue en cherchant les toilettes. Elle ne mentait pas.

- C'est cela ! Je vois clair dans votre jeu, personne n'est dupe, vous avez sans doute du vous teindre les cheveux vous et votre escroc de frère qui tenez d'obtenir de l'héritage !

- Nous ne sommes pas des escrocs, si vous vous rendiez vraiment compte de qui était vraiment cet être pour qui vous faites semblant d'être triste, vous sauriez que ma seule envie est de partir. Je ne veux pas d'argent de cette famille si....ignoble. Elle gardait un ton bas, mais la colère bouillait en elle.

Avant de s'attirer plus d'ennuis elle s'en alla. Bon, après 5 minutes elle se rendit compte qu'elle s'était encore trompée de chemin, elle se trouvait dans un cul de sac et n'avait pas l'intention d'ouvrir une seule porte. De ce fait elle fit demi tour.
Un poid sur la poitrine emballa sa respiration. Une telle quantité de luxe l'étouffait et un sentiment malsains régnait dans cette demeure. Elle courait presque et déboula vers un grand escalier qui donnait sur la porte d'entrée gigantesque plus bas. Soulagée elle descendit les marches quatre à quatre et fut dehors.

Prenant une bouffée d'oxygène elle s'éloigna du manoir et s'assit dans un coin. De là elle aperçut Zélos Wilder reçevoir un colis qui fut s'évanouir une dame trop curieuse. Shura ne bougea cependant pas et croisa le regard dur de son demi-frère.
Le poid sur sa poitrine allégé grâce à l'air frais s'envola complètement quand Luke déboula, semblant la chercher des yeux.
Il le rejoint immédiatement. La questionnant sur sa santé.

- Oh...oui, ne t'en fais pas, je n'ai rien a voir avec ce colis ou quoique se soit, j'ai disparut car je cherchais des toilettes et je me suis perdue. J'ai dû sortir avant d'étouffer. Cette maison et ces gens baignent dans une sorte...d'aura...si lourde...J'ai cru asphyxier. Et si on rentrait ?
Je me suis fait aggressée par un vieux con, il va encore me faire chier et je risque de perdre le contrôle cette fois...et j'ai pas pu aller au WC avec tout ça !!


Elle prit un air de chien battu. D'un côté elle savait qu'ils étaient obligés de rester pour faire "bonne figure", au moins pour le repas...mais qui ne tente rien n'a rien.
Avant de prendre une quelquonque décision il lui montra les toilettes.
En sortant, elle voulu insister pour qu'ils s'en aillent mais le dîner allait être servit...trop tard pour filer en douce.
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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Sam 9 Fév - 9:52

La famille Wilder au grand complet s’était réunie dans le somptueux manoir familial. Oui, au trop grand complet même, il y avait deux petites vermines insignifiantes qui s’étaient crus obligées de s’inviter. Loreleil était encore calme, mais en elle, la voix de sa part sombre grandissait peu à peu, fulminait contre ces bâtards qui n’avaient rien à faire ici, à salir l’honneur de leur famille. Tout comme son frère, elle joua les bons hôtes en tenant la conversation à oncles, tantes et cousins qui venaient s’entretenir avec elle.
Loreleil faisait encore une fois preuve d’une grâce et d’une élégance exemplaire. Beaucoup la comparait à sa mère, celle-là même dont elle ne pouvait se souvenir … à cause de lui. Il lui avait arraché ses deux parents, comment avait-il osé ? Elle n’avait pas eu la chance de connaitre sa mère et de l’aimer, et elle n’avait pas eu le temps de se faire aimer part son père. Car elle y serait bien parvenue, elle le savait …

Ce retrouvant un instant seule, elle laissa le voile de ses paupières se refermer doucement sur ses grands yeux azures, repensant à la veille. C’est fous ce que la richesse peut avoir comme pouvoir, l’or, plus puissant encore que les dieux ? Peut-être bien. Elle n’avait eu aucun mal à retrouver chacune des trainées avec qui son cher frère avait fleureté, elle n’avait qu’eut à tirer au sort et son dévolu était tombé sur une vendeuse de chaussure. Une jeune femme, fiancée aujourd’hui, enfin, hier, plus maintenant, ça risquait d’être difficile. Elle lui avait extirpé ses jolis yeux clairs de ses globes oculaires alors qu’elle était encore vivante et parfaitement consciente. Ses cris résonnaient encore délicieusement à ses oreilles comme le fruit de sa vengeance.

Zelos pouvait dire ce qu’il voulait sur père, il était exactement comme lui. Infidèle, cruel, incapable d’aimé. Et s’il aimait effectivement, elle se ferait un plaisir de lui arracher l’objet de son amour. D’ailleurs, elle avait entendu de jolies rumeurs à son sujet, concernant une pauvre paysanne de Mizuho. Elle avait du mal à croire qu’il c’était vraiment entiché de cette va-nu-pieds, mais elle préparait soigneusement ses plans pour celle-ci. Elle voulait qu’il sente le coup venir, qu’il les voit toute tomber, que la peur enserre sa gorge à l’idée que ce soit Son tour à Elle, et que finalement, le jour venu, il la voit se vider lentement de son sang sans qu’il ne puisse rien y faire.

D’ailleurs, son cadeau, ces jolis yeux clairs, ne tardèrent pas à arriver. Lorsqu’elle ouvrit de nouveau les yeux, ils étaient dorés, et ses longs cheveux vermeilles s’était raffermit en d’élégantes boucles. Elle était là, sa part d’ombre, sa colère, ses vices, sa soif de vengeance personnifiée. Un regard d’or et des cheveux de rubis.
Elle porta son attention à l’entrée du manoir, où son frère venait d’ouvrir le cadeau anonyme. Elle espérait que ça lui plairait … il n’était pas signé, simplement accompagné d’une carte où était indiqué le nom, le prénom et la date précise à laquelle il avait ‘honoré’ cette jeune femme.
Visiblement, le cadeau fit beaucoup d’effet à sa tante. Dommage, elle l’aurait crus plus solide. Aussitôt, toute la famille s’agglutina autour du paquet que tenait son frère. La fascination morbide était un trait caractéristique des Wilder … Beaucoup firent les surprit ou les dégoutés, mais elle savait qu’ils avaient vu et fait bien pire pour la plus part d’entre eux.

Elle croisa le regard de son frère, et ses prunelles d’or précieux semblèrent pétiller joyeusement alors qu’elle lui adressait un léger sourire carnassier. Elle détourna ensuite le regard, l’air de rien, ignorant totalement l’agitation. Elle s’approcha d’un miroir pour analyser sa tenue entièrement noir. Elle monta alors à l’étage quelques instants et redescendit affublée d’une robe pourpre très sombre, décorée de quelques motifs plus vifs. Le rouge de la famille Wilder de devrait pas se voir anéantit par le noir du deuil.

La famille allait se mettre à table mais la demoiselle remarqua bientôt la présence des deux nuisibles, ils étaient toujours là. Qui les avait donc invités ? Son frère peut-être ? A quoi bon, elle était maitre des lieux autant que lui, il aurait dû venir la consulter, tant pis pour eux. Elle fit signe à deux majors d’hommes de la suivre et se planta près des deux intrus en les jugeant d’un regard méprisant et hautain.

-Seriez-vous venu pour lancer le déshonneur sur notre famille en ce jour de deuil ?

Sa voix était tranchante et impérieuse. Ils se tournèrent tout deux vers elle, peut-être surprit par ses yeux qui avait changé, ou alors par son ton qui n’était également plus le même que lors de la cérémonie.

-Des bâtards n’ont rien à faire ici. Si vous cherchez un héritage, prenez donc une babiole et retourner chez vous.

Une pointe de dégout s’était hissé dans sa voix alors qu’elle les jugeait de haut en bas, avec plus de méprit et d’écœurement encore. Après tout, ils n’avaient pas reçu de carton d’invitation jusqu’à preuve du contraire, et la table avait été dressé seulement pour la famille, la vrai famille.

-Allez donc chercher votre soupe populaire ailleurs.
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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Dim 10 Fév - 17:03

Mais que cette réception pouvait être pompeuse et inintéressante... Zelos avait pris soin de signaler à son demi-frère de faire très attention à ses propos lorsqu'il parlait de Loreleil et avait ensuite prit partit de rencontrer la famille proche en empoignant le jeune illégitime par l'épaule. Luka s'était rapidement soustrait de cette étreinte fausse et s'éloigna, cherchant des yeux sa jumelle qu'il ne trouva pas. Une crainte immense prit place dans sa poitrine, la peur qu'il soit arrivé quelque chose à la rousse.

« Merde Shura, ou est-ce que tu est encore passé ??! >>

Il jeta un oeil hostile sur son demi-frère "adoré", celui-ci ouvrant les grandes portes du manoir et recevant un colis. Lorsqu'il l'ouvrit, une femme toute proche se mit à hurler avant de lourdement tomber sur le sol, complètement inconsciente. Luke ne s'intéressa aucunement à cette affaire et passa à droite du fils légitime, sans lui adresser le moindre regard, et chercha des yeux celle qu'il aimait tant, sa sœur, Shura Wilder. Après plusieurs longues minutes, le roux trouva enfin une trace de la demoiselle, qu'il s'empressa de rejoindre et de la questionner à propos de sa santé.

- Shura, tu vas bien?

"Oh...oui, ne t'en fais pas, je n'ai rien a voir avec ce colis ou quoique se soit, j'ai disparut car je cherchais des toilettes et je me suis perdue. J'ai dû sortir avant d'étouffer. Cette maison et ces gens baignent dans une sorte...d'aura...si lourde...J'ai cru asphyxier. Et si on rentrait ?
Je me suis fait agressée par un vieux con, il va encore me faire chier et je risque de perdre le contrôle cette fois...et j'ai pas pu aller au WC avec tout ça !!"


Le jeune homme comprenait parfaitement la situation de sa jumelle car il était dans une situation identique, même si lui parvenait à camoufler son malaise. Il la mena jusqu'aux cabinets et attendit patiemment sa sortie, une fois ceci fait, les jumeaux rejoinrent la salle de réception, ou une demoiselle bien hostile les rejoints, accompagnée de deux hommes de main. Son regard était méprisant, hautain, et emplie d'une haine palpable.

" Seriez-vous venu pour lancer le déshonneur sur notre famille en ce jour de deuil ?"

Luke et Shura se retournèrent rapidement, faisant face à celle qui semblait tant les détester. Luke sa plaça instinctivement devant sa sœur, laissant un coup d'œil farouche partir en direction de la fille Wilder. Celle-ci continua d'ailleurs ses propos hostiles.

"Des bâtards n’ont rien à faire ici. Si vous cherchez un héritage, prenez donc une babiole et retourner chez vous."

Sa voie transpirait la luxure et Shura était de plus en plus instable. Luka tendit discrètement sa main vers sa sœur, attendant calmement de sentir celle de la jeune femme afin de tenter de l'apaiser physiquement. Les yeux de la Wilder légitime défilaient sur les jumeaux de haut en bas de manière dégoutée.

" Allez donc chercher votre soupe populaire ailleurs."

La rousse illégitime était sur le point de répliquer quand elle remarqua que son frère allait s'en charger.

- Rassure toi, nous n'avons aucunement envie de faire partit de l'héritage, nous voulions simplement voir une dernière fois cette ordure qui s'est pris pour notre père.

Le jeune homme passa alors auprès de sa demi-soeur et la bouscula sans retenue.

- Hum, pardon, mais tu gêne pour que nous puissions quitter ce foutu ramassis d'ordure. Il jeta un coup d'œil à sa sœur. Aller viens Shura, on s'en va.

Le jeune homme poussa les portes du manoir et sortit, suivit de prêt par sa jolie sœur, ne prenant pas la peine de refermer les portes. Les jumeaux rejoinrent alors le centre-ville de Balamb, le jeune homme s'installant silencieusement sur un banc, un air réellement en colère.

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MessageSujet: Re: Les réunions familiales n'ont jamais de "happy end"   Dim 24 Fév - 12:32

Loreleil montait à l’étage tandis que l’ensemble de la famille s’était agglutiné autour de la chère tantine tombée dans les vappes. Et alors que le repas était annoncé, Zélos se précipita dans la cuisine pour cacher le « colis » dans le réfrigérateur, bien au fond derrière des caisses. Là où personne ne pourrait le trouver.
De retour dans la salle, tout le monde était déjà à table. Seule l’autre héritière de l’Empire Wilder se tenait debout, avec deux majordomes, derrière Luke et Shura.

- Seriez-vous venu pour lancer le déshonneur sur notre famille en ce jour de deuil ?

Le silence était total dans la salle de réception. Sa voix était claire, froide et hautaine. Les jumeaux se tournèrent vers elle.

- Des bâtards n’ont rien à faire ici. Si vous cherchez un héritage, prenez donc une babiole et retourner chez vous.

L’ambiance était très hostile. Le moindre faux-pas pourrait faire partie le repas de deuil en véritable champ de bataille interfamilial.

- Allez donc chercher votre soupe populaire ailleurs.

C’étaient les mots de trop. Luke se leva et répliqua :

- Rassure toi, nous n'avons aucunement envie de faire partit de l'héritage, nous voulions simplement voir une dernière fois cette ordure qui s'est pris pour notre père. Il bouscula Loreleil sans retenue. Hum, pardon, mais tu gêne pour que nous puissions quitter ce foutu ramassis d'ordure. Il jeta un coup d'œil à sa sœur. Allez viens Shura, on s'en va.

Et il quitta le manoir, passant à côté de Zélos comme si ce dernier était un fantôme et laissant les portes de la bâtisse grande ouverte.
Après un lourd silence, le jeune noble prit la parole afin de convier tous les invités à débuter le festin. Le reste de la journée se déroula sans encombres et, une fois toute la famille retournée chez eux, le rouquin resta seul près d’une des grandes fenêtres de la salle. Il faut qu’il ait une discussion avec sa sœur sur son comportement.

La nuit pointait le bout de son nez lorsqu’il frappa à la porte de la chambre de la rousse. Elle semblait être en train de préparer des affaires pour partir.

- Où est-ce que tu te défile comme ça, Loreleil ?






[HS : désolée du petit poste, mais c'est pour mieux laisser la liberté à Loreleil de s'exprimer ^^ ]

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